Questions fréquentes
Une consultation en herboristerie, ça vous intéresse, mais vous avez encore des questions?
Depuis le temps que je suis herboriste, j’ai entendu beaucoup de questions. J’ai tenté d’y mettre un peu d’ordre, de les coucher sur papier et d’y répondre le plus clairement possible. Personnellement, j’aime les réponses complètes, alors je me suis gâtée.
Si vous préférez me poser vos questions directement plutôt que de lire tout ça, c’est parfait. Ça va me faire plaisir. On va faire ça exactement de la longueur de votre choix, avec juste vos questions à vous. N’hésitez pas, contactez-moi.
(514) 691-5733
info@genevieveherboriste.ca
Comment se déroule une consultation?
La première étape, c’est prendre rendez-vous.
C’est déjà un pas immense.
J’ai lu ça quelque part et ça m’a marquée.
C’est une étape que j’apprends à franchir de plus en plus en souvent.
Prendre des rendez-vous pour aller chercher l’aide dont j’ai besoin : wow!
J’ai l’air de niaiser, mais sérieux je pense que c’est révolutionnaire pour plusieurs d’entre nous.
Une fois votre rendez-vous pris, voici comment ça se déroule.
Dans les jours qui précèdent notre rendez-vous, je vous appelle pour une petite jasette pré-rencontre. Ça prend 5 minutes.
Vous n’avez pas besoin de vous préparer, c’est super simple.
Je vais vous demander de me dire grosso modo quelle est la raison de votre consultation et si vous prenez des médicaments, des suppléments ou des plantes médicinales sur une base régulière.
C’est tout. On crée un premier contact et ça me permet de mieux me préparer pour votre consultation.
Le jour de votre consultation, c’est plutôt simple : on s’assoit, on parle, je vous écoute, je vous pose des questions et je vous suggère des plantes médicinales.
Je vous indique différents endroits où vous pouvez vous les procurer, comment les préparer, avec quelles quantités commencer, etc.
Ça dure 90 minutes.
Mes conseils sont adaptés à vous : votre budget, votre emploi du temps, vos besoins, vos limites, vos préférences, vos goûts, etc.
Ils sont aussi adaptés à ce qu’on pourrait appeler votre typologie énergétique.
Par exemple, il y a des plantes qui donnent chaud, alors je ne les recommande pas à une personne qui a toujours chaud.
Je suis aussi formée pour qu’on puisse parler de votre alimentation et de vos habitudes de vie et on va le faire, à moins que vous préféreriez qu’on s’en tienne aux plantes médicinales.
Entre une semaine et un mois plus tard, selon ce que vous préférez, je vous offre un suivi téléphonique de 15 minutes.
C’est un cadeau. Mon intention est que vous ayez la possibilité de me poser des questions, après avoir eu un certain temps pour intégrer mes conseils dans votre vie.
Je m’assure que vous avez réussi à vous procurer vos plantes, que mes suggestions étaient vraiment réalistes pour vous, je vous demande si vous avez observé des améliorations, je peux vous proposer des modifications si nécessaire, etc.
C’est super enrichissant pour moi aussi ces échanges-là. Ça me permet de commencer à cogiter sur ce que je pourrais vous conseiller dans un prochain rendez-vous.
Est-ce qu’il faut planifier plusieurs rendez-vous?
Non, vous pouvez venir une seule fois et voir des changements.
Rien ne vous oblige à prendre plusieurs rendez-vous.
Ceci dit, il y a tellement de plantes et tellement de façons de les utiliser, sans compter que notre corps et nos besoins changent avec le temps, que ça vaut vraiment la peine de consulter son herboriste fréquemment.
Avec le temps, j’apprends aussi à mieux vous connaître et j’ai des nouvelles idées.
Les herboristes que je connais consultent elles-mêmes d’autres herboristes très souvent.
C’est quoi fréquemment? Ça peut être une fois par mois, pour une situation complexe qui appelle beaucoup d’attention et des ajustements constants. Ça peut être une fois par saison, pour prendre soin de soi. Ça peut être deux fois par année, quand on vit une situation aiguë pour laquelle on veut de l’aide rapidement.
Je ne promets pas la guérison.
Ni en une seule consultation, ni en plusieurs.
D’une part, c’est illégal. D’autre part, je trouve que c’est un terme vraiment flou et il ne fait pas partie du vocabulaire que j’utilise dans ma pratique.
Mon minding c’est plutôt de vous aider à vous sentir plus vivant.e et plus confortable dans votre corps, sans pression de « guérir » de quoi que ce soit.
On a tous.tes nos organes baromètres, qui nous parlent plus fort que le reste de notre corps.
On a tous.tes des parties de notre corps qui auront toujours besoin de plus d’amour que les autres.
On peut vivre des décennies avec certaines conditions, aussi bien le faire le plus agréablement possible.
Ceci dit, trouver des moyens de laisser certaines souffrances derrière nous, ça existe aussi.
Mettre plus de plantes dans nos vies, c’est comme rencontrer des nouvelles personnes.
C’est enrichissant et ça peut nous mener loin.
Combien ça coûte? Est-ce que je vous donne un reçu pour vos assurances?
Oui, si vous en avez, j’émets des reçus pour vos assurances, en naturopathie, en tant que membre de l’ANPQ.
(Voir plus bas la question sur la différence entre la naturopathie et l’herboristerie pour savoir pourquoi je suis herboriste et que j’émets des reçus comme naturopathe.)
La première rencontre de 90 minutes, incluant le suivi téléphonique cadeau de 15 minutes, coûte 120$.
Les rencontres de suivi de 60 minutes coûtent 90$ et les rencontres de suivi de 30 minutes coûte 50$.
Les rencontres ne sont pas taxables pour le moment.
Pour prendre rendez-vous, c’est par ici.
Est-ce que l’herboristerie est légale au Québec?
Oui, la pratique de l’herboristerie est légale au Québec.
Non, il n’y a pas de définition légale ou officielle de c’est qu’est l’herboristerie.
Il n’y a pas non plus d’ordre professionnel qui encadre la pratique des herboristes.
Herboriste n’est donc pas un titre réservé.
Pour le meilleur et pour le pire.
N’importe qui a le droit de se qualifier d’herboriste.
D’un côté, c’est bien, parce que les savoirs des herboristes font partie du patrimoine vivant de l’humanité. Ces savoirs sont une richesse collective et ne devraient pas être brevetés ou compartimentés.
En même temps, c’est compliqué, parce quand une personne se dit herboriste, ça ne nous indique pas clairement quelle est sa formation, ses compétences, son approche, etc.
C’est notamment pour que vous puissiez vous faire une tête sur mon parcours à moi que j’ai préparé ce site Web avec autant de soin.
En tant qu’herboriste, je dois m’assurer de ne pas enfreindre la loi médicale, de ne pas poser d’actes réservés aux membres de certains ordres professionnels, d’assurer la confidentialité des informations que mes client.e.s partagent avec moi, etc.
Je m’informe, je suis des formations et je respecte le cadre légal.
Je dirais même que c’est un sujet qui m’intéresse, alors n’hésitez pas si vous voulez qu’on en parle ensemble.
C’est quoi l’affaire de l’accréditation des herboristes?
Il existe une association québécoise des amoureux et amoureuse des plantes médicinales.
Elle s’appelle la Guilde des herboristes.
Tout le monde peut devenir membre moyennant des frais d’abonnement annuel. Il y a un magazine, des webinaires, un colloque à chaque année, c’est chouette.
Au sein de la Guilde, il y a un comité qui permet aux herboristes-thérapeutes qui le souhaitent de compléter un processus d’évaluation pour obtenir une accréditation.
Les herboristes-thérapeutes qui réussissent le processus d’accréditation s’affichent par la suite comme herboriste-thérapeute accrédité.e (HTA).
Cela signifie que le comité a évalué que ce sont des herboristes-thérapeutes compétent.e.s en vertu de plusieurs critères d’évaluation.
Les HTA s’engagent par la suite à respecter le code de déontologie du comité des HTA et à faire de la formation continue pour actualiser leur pratique.
Cette accréditation a pour but de professionnaliser la pratique de l’herboristerie clinique et de la faire connaître. Ce n’est pas un ordre professionnel. Elle n’a pas de portée légale.
Je n’ai jamais entamé le processus d’accréditation parce que ça ne m’est jamais apparu nécessaire, mais je respecte beaucoup la démarche.
J’ai plusieurs amies HTA. Pour consulter la liste complète des HTA, c’est ici.
C’est quoi la différence entre l’herboristerie et la naturopathie?
Ça, ce serait plutôt un sujet d’article de blogue qu’une petite question rapide.
Vous vous rappelez ce que je vous ai dit plus haut, qu’il n’y a pas de définition officielle ou légale de l’herboristerie?
Et bien, au Québec, il n’y a pas non plus de définition officielle ou légale de la naturopathie.
Aux yeux des compagnies d’assurances, la naturopathie et l’herboristerie, c’est la même chose. En fait, l’herboristerie, ça ne fait pas partie de leur vocabulaire ou de leur conception de la réalité. Dans le jargon des assureurs, la naturopathie est un terme parapluie qui regroupe plusieurs pratiques apparentées. C’est pour ça que les associations de naturopathes acceptent les herboristes dans leur rang. Par exemple, moi je suis membre de l’ANPQ parce que l’ANPQ considère que la formation d’herboriste que j’ai reçue est comparable à la formation que les naturopathes reçoivent dans les écoles approuvées par cette association.
Et c’est vrai que les formations en naturopathie et en herboristerie se ressemblent sur plusieurs points.
Elles comprennent des cours sur l’alimentation et les habitudes de vie. Elles prônent l’idée de soutenir le corps et de ramener l’équilibre plutôt que de seulement chercher à faire disparaître des symptômes. Et on y présente toutes sortes de plantes, de champignons, d’aliments et de produits « naturels » divers, qui peuvent nourrir et aider le corps.
Ce n’est pas évident de parler de la différence entre la naturopathie et l’herboristerie, parce qu’au fond, il y a différentes écoles de pensée dans chacune des deux disciplines.
Je vais donc simplement vous dire ce qu’on se répète généralement entre herboristes au Québec.
Les naturopathes aiment travailler avec des suppléments de minéraux et de vitamines ainsi qu’avec des extraits de plantes en comprimés fabriqués en laboratoire.
Les herboristes travaillent avec des aliments, des plantes fraîches ou séchées et des produits d’herboristerie traditionnelle, comme des infusions, des décoctions, des teintures (macération de plantes dans l’alcool), des vinaigres infusés (macération de plantes dans le vinaigre de cidre), des huiles infusées (macération de plantes dans l’huile), des sirops, des pastilles, des plantes en poudre encapsulées, des bains complets ou partiels, etc.
C’est plutôt simpliste comme distinction, aucunement coulé dans le béton et ça reflète mal la couleur unique de chaque thérapeute, mais ça indique bien l’endroit où on peut tracer une ligne, si on y tient.
Dans la vraie vie, il y a des naturopathes qui utilisent des produits d’herboristerie traditionnelle et des herboristes qui utilisent des suppléments et des extraits de plantes fabriqués en labo. Il y a des personnes qui ont une formation en herboristerie et qui s’affichent comme naturopathes et il y a des personnes qui se disent herboristes-naturopathes ou naturopathes-herboristes. Allo la diversité.
On pourrait aussi se demander :
C’est quoi la différence entre phytothérapeute, herbaliste, herboriste familial.e, herboriste de proximité, herboriste clinicien.ne, herboriste-thérapeute et maître herboriste?
(La liste des titres qu’on voit passer est encore plus longue que ça.)
Ma réponse reste que ce sont tous des titres pour lesquels il n’y a pas de définition officielle sur laquelle tout le monde s’entend.
Le plus sûr pour avoir une réponse claire, c’est de demander aux écoles qui enseignent les formations qui portent ces noms ou à la personne qui a choisi de s’afficher avec le titre qui vous intrigue.
Moi j’ai choisi herboriste. Tout court. C’est ce qui résonne le plus pour moi.
Quel genre de produits je vais vous conseiller?
Je travaille surtout avec des produits d’herboristerie traditionnelle comme des teintures dans l’alcool, des infusions, des décoctions, des vinaigres infusés, des huiles infusées, des sirops, des capsules, des pastilles, et autres produits qu’on peut facilement fabriquer soi-même.
Je peux conseiller des produits à utiliser en interne et d’autres, en externe.
Je ne conseille que très rarement des suppléments (vitamines, minéraux et autres) et pratiquement jamais d’extraits de plantes sous forme de comprimés standardisés fabriqués en laboratoire.
Je n’ai pas de formation en aromathérapie, alors je ne conseille pas d’huiles essentielles dans ma pratique. J’en mets dans certains produits que je fabrique, destinés à être utilisés en externe.
Savez-vous que vous n’avez pas besoin d’avoir un jardin ou d’avoir accès à un lieu de cueillette pour fabriquer vos propres produits d’herboristerie?
On peut préparer plein de choses à partir des plantes vendues dans le rayon des fruits et légumes en épicerie ou encore à partir de plantes médicinales biologiques séchées de bonne qualité.
C’est une partie très excitante de l’herboristerie, tous les produits qu’on peut inventer et les multiples façons possibles de les utiliser. C’est ce qui fait de l’herboristerie une pratique qui peut convenir à une si grande diversité de personnes. C’est ce qui fait que quand vous me consultez, je peux élaborer des conseils parfaitement adaptés à la personne unique que vous êtes.
Si ce n’est pas votre genre la fabrication de produits, que vous n’avez pas le temps ou que vous ne voulez pas qu’on réserve une partie de votre consultation pour parler de recettes, on y va avec des produits déjà fabriqués par d’autres. L’offre est grande. Il y a des personnes merveilleuses qui fabriquent des produits merveilleux.
Si la fabrication de produits d’herboristerie vous intéresse, consultez ma page Ateliers.
Est-ce que je vends des plantes médicinales et des produits d’herboristerie?
Oui, j’ai un dispensaire pour mes client.e.s. Je vends uniquement des produits d’herboristerie traditionnelle (plantes séchées, teintures, etc.) et seulement aux personnes qui ont d’abord pris rendez-vous avec moi pour une consultation. Ce n’est pas mon gagne-pain, c’est un service que j’offre parce que mes client.e.s trouvent cela vraiment pratique. Je ne fais aucun envoi postal.
Je vous indique aussi des magasins ou des producteurs chez qui vous pouvez vous procurer les produits que je recommande, au cas où vous préféreriez vous approvisionner ailleurs que dans mon dispensaire ou si vous ne pouvez pas venir chercher vos produits à la clinique où je pratique au centre-ville de Sherbrooke.
Je ne suis affiliée à aucun magasin ou aucune marque.
Je ne reçois pas d’argent pour faire de la promotion à qui que ce soit.
Je vous nomme des magasins et des marques de produits parce que la qualité est inégale d’une source à l’autre et que je veux que vous sachiez comment vous procurer des produits de qualité.
Est-ce que je peux vous conseiller des plantes sauvages ou des plantes que vous pouvez cultiver?
Bien sûr! Je peux vous présenter plein de plantes que vous pouvez faire pousser dans votre jardin ou trouver en forêt ou dans le gazon.
Il y a des plantes super communes et abondantes qui sont ultra utiles, comme le pissenlit, la prunelle, l’achillée millefeuille, la verge d’or et le plantain.
On peut aussi utiliser différentes parties des arbres comme le saule, le peuplier baumier, le sapin ou les épinettes, sans avoir à tuer un seul spécimen.
C’est vraiment, vraiment cool faire nos propres cueillettes. C’est thérapeutique en soi, passer du temps dehors auprès des plantes. Et on dirait que les plantes qu’on a cultivées ou cueillies nous-même savent nous aider de manière encore plus profonde.
Si la cueillette vous intéresse, surveillez ma page Ateliers.
Est-ce qu’il y a des risques à consommer des plantes médicinales?
Ce que vous lisez en ce moment, c’est la cinquième version de ma réponse à cette question.
Pourtant, j’ai créé un cours complet sur le sujet pour les étudiant.e.s finissant.e.s chez FloraMedicina.
(Si vous êtes praticien.ne dans une autre approche, comme la naturopathie, la massothérapie ou l’acupuncture, vous pouvez aussi vous y inscrire. Il y a même des pharmacien.ne.s qui ont suivi mon cours et qui l’ont adoré. Le cours se donne chaque année à l’automne. Pour vous inscrire, c’est ici.)
J’ai travaillé sur la création de ce cours pendant un an et j’ai rédigé 280 pages de notes de cours.
Chaque année, je réponds à plein de questions de mes étudiant.e.s.
Pourtant, toutes les réponses que je rédige pour cette page-ci, je les trouve trop longues, trop plates, trop complexes ou trop creuses.
Alors je vais faire ça simple.
Oui, il peut y avoir des risques.
Avec les plantes que j’utilise dans ma pratique, il y en a très peu.
Je connais ces risques, je les évite ou je vous en parle et on les gère ensemble, avec l’approbation de votre pharmacien.ne et de votre médecin, si vous avez un suivi médical ou si vous prenez des médicaments.
J’utilise aussi un outil en ligne payant dans lequel je peux entrer tous les médicaments, suppléments et plantes médicinales que vous consommez, pour m’assurer que je n’ai rien oublié.
Également, je ne pose pas de diagnostic.
Je ne prescris pas de tests ou de traitements.
Je ne vous recommande pas d’arrêter vos médicaments ni de consulter un.e herboriste au lieu de consulter un.e médecin ou un.e pharmacien.ne.
Je ne fais pas de psychothérapie ni de thérapie impliquant un toucher physique.
Je connais les limites de mon champ d’expertise, et ça, c’est un facteur de protection majeur pour vous.
Si vous prenez des médicaments, est-ce que vous pouvez prendre des plantes médicinales quand même?
Oui, mais pas n’importe quelle plante médicinale de n’importe quelle façon.
Ça peut d’ailleurs être une raison de consulter un.e herboriste. Vouloir consommer des plantes médicinales en s’assurant de le faire en toute sécurité.
Je suis particulièrement qualifiée pour vous accompagner si vous prenez des médicaments, parce que j’enseigne un cours sur le sujet.
Si vous prenez des médicaments, je vais vous poser des questions pour pouvoir vérifier que mes conseils sont sécuritaires pour vous.
Mais les spécialistes des médicaments, ce sont les pharmaciens, alors je vais aussi vous inviter à faire approuver les plantes que vous prenez par votre pharmacien.ne.
Il y a une large partie de la population qui consomme des plantes médicinales et autres « produits naturels », alors les pharmacien.ne.s sont habitué.e.s de faire ce genre de vérification.
Si vous êtes suivi.e par un.e médecin, je vais également vous inviter à lui présenter ce que vous prenez.
Si vous venez de commencer à prendre un médicament dont il faut ajuster le dosage au début, ce n’est pas le bon moment de commencer à prendre des plantes en interne, mais on peut penser à d’autres façons d’ajouter des plantes médicinales dans votre vie, comme prendre des bains avec des infusions de plantes, se masser avec des huiles infusées aux plantes ou encore se tourner vers des élixirs floraux.
Bref, il y a plusieurs choses à prendre en considération si vous prenez des médicaments et voulez ajouter des plantes.
Et je me charge de penser à tout ça, avec vous, votre pharmacien.ne et votre médecin.
Sur quoi je me base pour élaborer les conseils que je vous donne?
En tant que biologiste et prof d’anatomie et physiologie humaines, j’ai une connaissance plutôt approfondie du corps et des pathologies.
Mais ne suis pas médecin, alors je ne peux pas prescrire de tests pour tester mes hypothèses de déséquilibre ni présenter les connaissances que je partage comme si c’était un diagnostic ou une prescription.
Je me retrouve face à différentes situations.
Certaines personnes arrivent avec un diagnostic médical.
D’autres en ont chercher un désespérément, mais n’en ont pas reçu.
Parfois, il m’arrive d’avoir à rappeler à quelqu’un l’importance d’aller chercher un diagnostic auprès d’un.e médecin.
D’autres fois, il n’y a pas de pathologie officielle, mais il y a de l’inconfort ou des symptômes désagréables qui reviennent et pour lesquels la médecine conventionnelle n’a pas grand chose à offrir.
De plus en plus souvent, les gens ont un.e médecin ouvert.e à l’idée que ses patient.e.s reçoivent l’aide d’autres professionnel.le.s de la santé, comme les herboristes, dans une optique de médecine intégrative.
Peu importe la situation, je fais ce que j’ai appris à faire dans mes cours d’herboristerie:
j’écoute, je pose des questions, je fais des observations, je partage mes connaissances et j’essaie de provoquer des rencontres entre les gens et les plantes.
Comme pratiquement tous.tes les herboristes nord-américain.e.s actuel.le.s, je travaille avec ce qu’on appelle l’énergétique des plantes et des personnes.
Je me base, par exemple, sur les 5 éléments de la médecine traditionnelle chinoise, les 3 doshas de l’ayurvéda ou les différents états possibles des tissus (chauds ou froids, contractés ou relâchés, secs ou humides).
J’essaie de créer des matchs entre les qualités énergétiques de la personne et celles des plantes.
En même temps, je me base aussi sur mes connaissances des propriétés chimiques des plantes et sur ce que la recherche moderne dit au sujet des molécules qu’elles contiennent et de leurs effets thérapeutiques.
Je me base aussi beaucoup, beaucoup sur l’expérience des autres herboristes.
Parce que c’est ça l’herboristerie. C’est une médecine qui se transmet de personne à personne, et la tradition orale y joue encore un grand rôle.
Alors bien sûr, j’ai écouté jadis mes profs d’herboristerie nous raconter ce qu’elles avaient appris auprès d’autres herboristes.
Et j’écoute maintenant mes collègues herboristes et les étudiant.e.s de l’école d’herboristerie où je travaille me raconter leurs essais, leurs bons coups et leurs erreurs.
Mais je suis aussi une grande auditrice de podcasts d’herboristerie et une lectrice avide de livres d’herboristerie.
J’aime écouter des herboristes parler du simple plaisir d’ajouter des fleurs comestibles dans une salade tout autant que j’aime lire des livres dans lesquels des herboristes clinicien.ne.s suggèrent des protocoles ultra élaborés pour accompagner des personnes qui vivent avec des maladies graves et complexes.
Évidemment, je me base aussi sur ce que j’ai pu expérimenté moi-même et sur ce que j’ai obtenu comme feedback de mes proches.
Je le dis chaque année à mes étudiant.e.s:
Profitez-en! En herboristerie on peut goûter et expérimenter tout ce qu’on conseille. Ce n’est pas le cas en médecine conventionnelle.
Finalement, je me base sur mon intuition.
À une certaine époque, je ne m’assumais pas pleinement.
Je n’aurais pas osé écrire sur mon site web que je me base en partie sur mon intuition pour conseiller des plantes.
Maintenant je le fais et j’en suis fière.
Ça a toujours été ça pour moi l’herboristerie. Un espace qui me permet d’être entière.
Si vous n’êtes pas disponible les jours où je pratique à la clinique Au Centre, est-ce qu’il y a d’autres options?
J’offre des consultations en personne à la clinique Au Centre, sur la rue Frontenac au centre-ville de Sherbrooke.
Pour voir mes disponibilités en personne et prendre rendez-vous, c’est juste ici.
S’il n’est pas possible de vous libérer ces jours-là ou de vous déplacer en personne à la clinique, j’offre aussi des consultations sur Zoom.
Pour planifier une consultation sur Zoom, écrivez-moi info@genevieveherboriste.ca ou téléphonez-moi (514) 691-5733.
Est-ce qu’il y a du stationnement?
Oui, il y a plein d’espaces de stationnement à côté de la Clinique Au Centre. Des espaces gratuits, dans le stationnement de l’immeuble, et des espaces avec parcomètres dans la rue juste devant.
Est-ce que j’utilise aussi des champignons médicinaux?
Oui, bien sûr!
Partout sur ce site, je parle de « plantes » pour alléger le texte.
Mais j’enseigne la botanique, et je connais très bien la différence entre une plante et un champignon.
Comme herboriste, j’utilise des plantes médicinales et des champignons médicinaux.
Est-ce que les champignons médicinaux que j’utilise sont des champignons magiques hallucinogènes?
Non, ce sont des champignons qui appartiennent à des espèces différentes.
Des exemples de champignons que j’utilise sont le reishi, le cordyceps et l’hydne hérisson (lion’s mane).